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Prendre ses responsabilités …..maintenant !!

avenir-ensemble | 20 février 2009

Revenons-en au Parti socialiste ! Je m’étais abstenu jusqu’à présent de le faire pour ne pas alimenter le climat polémique qui prévaut depuis le congrès. Mais sa vie interne retrouve aujourd’hui une importance toute particulière tant le climat social et l’échec patent de la politique du Président Sarkozy, montrent combien la manière dont nous concevons et nous préparons l’alternative politique est importante.

La question a été posée du rassemblement de l’ensemble des motions qui se sont présentées aux suffrages des militants. Ce rassemblement est nécessaire. D’abord, parce que, à l’approche des élections européennes, dans un contexte de crise, il constituerait un signe adressé à l’opinion publique ; ensuite, parce qu’il témoignerait de la volonté de la direction du PS de dépasser les querelles de congrès pour réunir l’ensemble des compétences et des talents ; enfin, parce qu’il permettrait de rééquilibrer politiquement notre parti. Mais la question ne doit laisser place à aucune ambiguïté.

Il existe des conditions au rassemblement. La première, c’est que chaque motion obtienne des responsabilités proportionnelles au vote militant obtenu ; la seconde, c’est que ce rassemblement se fasse autour d’un calendrier qui ne peut être que celui de la rénovation du Parti socialiste et de son projet politique ; la troisième, et peut-être la plus importante, c’est que ce rassemblement s’opère maintenant. Il ne saurait être question de laisser cette affaire trainer en longueur, alimenter les suspicions, les manœuvres ou les manipulations. S’il ne devait pas se faire maintenant, alors il conviendrait d’y renoncer. Au nom de la clarté indispensable !

Puis-je ajouter, au moment où nous nous lançons dans le processus de désignation de nos candidats aux européennes, combien nous devrions saisir l’opportunité pour favoriser le renouvellement et la diversité ? S’il va de soi que certaines des personnalités les plus fortes de notre parti doivent continuer à nous représenter à Strasbourg, cette perspective ne doit pas contrarier l’occasion formidable de faire monter et de tester une nouvelle génération. La relève ne viendra pas des ouvertures assurées par l’appareil et qui privilégie les « apparatchiks » certes sympathiques mais « coulés dans le moule ». Elle viendra de l’épreuve du feu électoral…

 

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Aidez-nous à briser le mur du silence!

avenir-ensemble | 12 février 2009

Ciad-N'Djamena

Ce matin, à l’Assemblée nationale, j’ai tenu avec Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, une conférence de presse pour présenter la lettre ouverte que nous venons d’adresser au Président de la République sur les conditions de la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer sur ce blog, et comme l’a confirmé la commission d’enquête constituée l’été dernier, Ibni Oumar Mahamat Saleh a très certainement été arrêté le 3 février 2008, détenu et assassiné par les autorités tchadiennes.

Nul ne semble s’en émouvoir. Le 4 juin, le Président de la République, dans une lettre qui m’était destinée se déclarait « personnellement engagé pour que toute la lumière soit faîte sur cette disparition ». Depuis lors, et malgré les éléments nouveaux produits en particulier par la commission d’enquête il n’a plus répondu à aucune des correspondances que nous lui avons adressé avec Jean-Pierre Sueur, il semble évident qu’une conspiration du silence s’est mise en place tablant sur la résignation progressive de la famille et des hommes et des femmes qui s’étaient mobilisés pour obtenir la vérité.

Cette conspiration du silence, qui, du point de vue français, repose sur des motivations qui mériteraient d’être éclaircies, nous ne pouvons ni ne devons l’accepter. Il ne s’agit pas en effet d’une affaire intérieure tchadienne. Il ne s’agit pas non plus d’un problème politique français. Il s’agit simplement du droit élémentaire de connaître la vérité sur les conditions de la mort d’un homme que rien, ni la nature de son engagement, ni son intégrité, ni son autorité morale, ne désignait pour une fin aussi sombre.

Aussi j’en appelle à toutes celles et ceux qui me font la gentillesse de me lire sur ce blog, je tiens à leur disposition un dossier complet. Je leur demande, là où ils sont, avec les moyens dont ils disposent, de faire connaître cette affaire et de mobiliser l’opinion.

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

Paris, le 9 février 2009

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Par notre lettre du 5 septembre 2008, nous vous avons fait part du profond attachement qui est le nôtre à ce que la vérité soit faite sur les conditions dans lesquelles M. IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, leader de l’opposition tchadienne, a disparu en février 2008.

La « commission d’enquête sur les événements survenus en République du Tchad du 28 janvier au 8 février 2008 » a rendu son rapport le 3 septembre 2008.

Ce rapport indique : « IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH étant la seule victime à ne pas être réapparue, il est en effet permis de penser qu’il serait désormais décédé :

- soit en succombant aux mauvais traitements qu’il aurait subis (coups, tortures, manque de soins et de médicaments, etc.)

- soit en ayant été assassiné, s’agissant en l’occurrence d’un « assassinat politique ».

Ce rapport établit la responsabilité de l’Etat tchadien dans les termes suivants : « Ces disparitions sont intervenues au moment où l’armée gouvernementale avait repris le contrôle de la situation dans la ville de N’Djamena. Par conséquent, d’une part ces actes sont imputables à l’Etat tchadien et (…) il en est de même d’autre part des arrestations et détentions arbitraires et d’enlèvements des personnalités politiques dont il est question dans le rapport ».

Ce rapport indique clairement les limites des investigations auxquelles il a été procédé dans les termes suivants : « La  « preuve parfaite » du sort d’IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH sera vraisemblablement impossible à trouver sans une volonté des plus hautes autorités de l’Etat. L’implication d’un service étatique, en l’occurrence l’Armée Nationale Tchadienne, étant parfaitement démontrée, seule cette volonté de l’Etat Tchadien serait susceptible de permettre la manifestation de la vérité, l’identification des auteurs et leur traduction devant la justice ».

Les observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Union européenne (UE) ont considéré, quant à eux, que « la manifestation de la vérité n’a pu être faite sur certaines affaires, en particulier sur le cas emblématique de la disparition de l’opposant politique IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH ». Ils « le regrettent et réaffirment leur attachement profond à ce que toute la lumière soit faite sur ces faits graves, estimant que les travaux de la commission d’enquête ne doivent constituer qu’une première étape de cette recherche de la vérité et de la justice ».

Par un arrêté du 25 septembre 2008, le Premier Ministre, chef du gouvernement du Tchad, a mis en place un « comité de suivi du rapport d’enquête » précité.

Celui-ci comprend onze membres : dix sont des membres du gouvernement du Tchad, le onzième étant le Secrétaire Général de la Présidence de la République.

Il est évident que ce « comité de suivi » ne présente aucune des garanties d’indépendance qui s’imposent s’agissant de la suite à donner au rapport de la commission d’enquête.

Enfin, par courrier du 28 novembre, neuf associations attachées à la défense des Droits de l’Homme vous ont écrit pour vous faire part de leur demande de voir les responsabilités établies dans les événements survenus au Tchad et tout particulièrement en ce qui concerne « le complot visant à enlever cinq importants leaders de l’opposition politique, dont M. IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, très probablement mort en détention ». Ces associations s’interrogent sur le « rôle de la France dans ces événements » et sollicitent votre position « sur les conclusions du rapport de la commission d’enquête ainsi que votre point de vue sur la manière dont la France envisage de soutenir les victimes des crimes de guerre au Tchad et d’user de son influence pour que les responsabilités soient recherchées et que l’Etat de droit soit respecté ».

A notre connaissance, cette lettre n’a pas reçu de réponse – pas plus que notre lettre du 5 septembre.

C’est pourquoi, très attachés à ce que toute la lumière soit faite sur la disparition de M. IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, universitaire qui a fait ses études et soutenu sa thèse en France, ancien recteur, ancien ministre, défenseur des libertés politiques et des droits de l’Homme, nous avons l’honneur de vous demander solennellement, Monsieur le Président de la République, quelles initiatives concrètes la France compte prendre – et aussi les instances européennes – afin que les responsabilités soient établies et que les coupables soient sanctionnés par la Justice.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de notre haute considération.

 

Gaëtan GORCE                         Jean-Pierre SUEUR

Député de la Nièvre                    Sénateur du Loiret

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Europe : retrouver une volonté !

avenir-ensemble | 9 février 2009

EuropeL’idée européenne est en danger et la ratification du Traité de Lisbonne souhaitable, nécessaire, ne suffira pas à la soutenir.

Il faudrait pour cela tout d’abord que les dirigeants de nos partis, de nos pays, retrouvent la foi en l’idée européenne sans laquelle il leur sera bien difficile de convaincre les peuples de ne pas se replier sur leurs craintes, leurs angoisses, leurs préoccupations nationales. Or qu’avons-nous vu ici ces derniers jours ? Une gauche divisée, d’abord contre elle-même, et dont certaines franges étaient prêtes à mettre en péril le projet européen pour solder encore et encore une vieille querelle idéologique sur le sens de l’Europe. Une droite cédant tristement à l’exploitation partisane de ces divisions au lieu de s’interroger sur les raisons d’une crise qui l’ont conduite à se défier du peuple, c’est-à-dire à préférer ne pas le consulter pour choisir, au lieu du référendum, la voie de la ratification parlementaire.

L’idée européenne est en danger et elle le sera aussi longtemps que nos partis, à droite comme à gauche, en feront le prétexte à des querelles hexagonales.

 

L’idée européenne est en danger et elle le sera tant que ceux qui sont censés la porter auront cessé d’y voir un enjeu vital pour ne chercher sur la scène de l’Union que des gratifications égoïstes, politiciennes ou médiatiques. Comment s’étonner que nos peuples doutent alors que nos gouvernements font aujourd’hui de l’Union le champ clos de leurs rivalités, de leurs égoïsmes, plutôt que l’espace d’un projet, d’une ambition, d’un souffle ? Comment analyser, comment accepter ce repli médiocre, cette absence de vision, alors que le monde change à grande vitesse, bouleversant les conditions de notre prospérité, de notre sécurité et par conséquent aussi de notre influence ?

L’idée européenne est en danger et avec elle, si nous n’y prenons garde, l’idée que nous nous faisons du monde et de son destin. Imaginée par des esprits généreux, imposée par les horreurs de la Seconde guerre mondiale, comme par l’émergence des deux Blocs, l’Europe a survécu à leur disparition. Plus que jamais utile, nécessaire, indispensable, elle répond aujourd’hui à d’autres exigences, à d’autres défis, qu’ils soient ceux de la globalisation, de la prolifération nucléaire, du réchauffement climatique ou de la menace terroriste.

L’Union européenne, ce n’est pas une institution même s’il convient de garantir son bon fonctionnement ; ce n’est pas seulement un espace politique et économique, même si celui-ci à vocation à s’unifier et à s’élargir ; ce n’est pas seulement un ensemble de procédures. L’Union européenne est avant tout un état d’esprit, un projet. Ce ne peut plus être un rêve ou une intention. Ce doit être, face aux réalités qu’un simple bon sens suffit à discerner, une volonté. C’est une volonté qu’il faut retrouver et assumer : celle de peuples qui ont choisi de s’associer pour garder la maîtrise de leur destin. Cela suppose une politique industrielle pour permettre l’émergence de champions européens ; d’une politique de recherche qui ne soit pas simplement un catalogue d’intentions mais s’appuie sur de vrais pôles d’excellence ; une politique énergétique et une politique de défense. C’est cette volonté, et la prise de conscience qui la sous-tend, de ce que le monde change et peut changer contre nous, voire sans nous, qui doit nous conduire à préférer le pragmatisme aux débats désuets : Europe sociale contre Europe libérale ; Europe fédérale contre Europe intergouvernementale, etc…

Plaçons-nous au bon niveau, qui est celui de nos responsabilités, et nous parlerons alors de l’Europe comme de notre destin !

 

Rédigé par Gaëtan Gorce

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Un parking où on choisit son mode de transport

Une nouvelle génération de parking s où les clients disposent d’une palette de services dans le domaine des transports est inaugurée ce matin à La Défense .

 

Moto ou voiture, la vôtre ou celle que vous allez louer, partager, conduire ou faire conduire… Avec Mobiway, Vinci inaugure ce matin à La Défense une nouvelle génération de parkings où les clients disposent d’une palette de services qui font de la voiture ou de la moto un mode de transport rapide, utile, et sans contrainte. Vinci table sur le fait que les citadins de la région parisienne, par souci de leur portefeuille et de l’environnement, n’auront peut-être plus une ou deux voitures, mais en feront une utilisation ponctuelle et complémentaire des transports en commun.

Le site de La Défense n’a pas été choisi au hasard : c’est le quartier le mieux desservi d’Europe en transports mais le quartier d’affaires n’est pas relié aux aéroports et les clients du centre commercial viennent aussi faire leurs courses en voiture.

Les services du Mobiway : L’espace covoiturage : une salle d’attente avec des fauteuils où peuvent se donner rendez-vous les personnes qui se déplacent grâce au covoiturage. Elles ont aussi à disposition une borne Internet pour se connecter notamment au site covoiturage.fr.

Un guichet de réservation d’auto-partage :
des places de stationnement accessibles à quelques pas de l’accueil permettent de monter rapidement au volant de la voiture réservée avec Okigo (exemple de tarifs : abonnement 9,90 €/mois puis 4 € de l’heure la journée, 2 € la nuit et 0,35 € par kilomètre parcouru).

Location de voiture:
au guichet principal, l’équipe d’Avis propose des véhicules dès 8 h 30 et jusqu’à 18 h 30.

Quai de chargement pour les voitures :
un espace dédié baptisé Point Cargo est réservé aux automobilistes qui veulent charger dans leur véhicule des achats encombrants sans gêner la circulation.

Station de motos-taxis :
le groupement parisien des motos-taxis propose des courses à moto avec pilote au départ du centre Mobiway (forfaits La Défense-Roissy ou Orly pour 80 € ; La Défense-Paris pour 50 €).

Dépose taxis :
un espace de dépose permet aux chauffeurs de taxi de venir chercher ou de déposer leurs clients devant l’accueil Mobiway. Les taxis disposent d’un accès gratuit au parking Vinci Coeur Défense pendant quinze minutes.

Autres services : le centre dispose aussi de bornes d’achat de billets SNCF (Francilien) et RATP, d’une borne Cofiroute pour l’achat du passe Liber-t et, bien sûr, d’un guichet Vinci pour les abonnés (ouvert de 9 heures à 18 heures). Le centre, premier du genre en France, fonctionne pour l’instant en semaine de 8 h 30 à 18 h 30.

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Les remedes de gauche pour l’hopital

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Alors que les professionnels de santé ont été mis de côté dans la loi HPST, le PS propose une concertation avec tous les acteurs concernés par l’avenir de l’hôpital. Le Parti socialiste suggère également une série de solutions concrètes et pragmatiques pour remédier aux problèmes de financement de l’hôpital.
- Le Parti socialiste refuse le plan social engagé par le gouvernement et ses déclinaisons sur les territoires. Nous devons exiger le retrait du projet de loi et une concertation réelle avec les professionnels pour tirer les conséquences de la situation de crise actuelle vécue très difficilement par les personnels et plus globalement par la population.

- Le Parti socialiste prendra l’initiative d’une concertation avec tous les acteurs soucieux de l’avenir de notre hôpital public et proposera un plan de sauvegarde de l’hôpital, alternatif au projet de loi HPST, en poursuivant les objectifs fondamentaux de l’égal accès aux soins pour tous et de la préservation et l’amélioration de l’hôpital public au cœur de l’excellence du système de santé.

- D’ores et déjà, les pistes suivantes existent et doivent être soulignées :

Des marges de financements existent pour la santé (sécurité sociale et assurance maladie) :
- Les niches sociales représentent, en 2008, 41 milliards d’euros : un réexamen de leur bien-fondé s’impose. Par ailleurs, les niches fiscales représentent 75 milliards d’euros, soit au total près de 115 milliards d’euros.
- La loi TEPA concernant les heures supplémentaires coûte aux finances publiques 5,5 milliards d’euros ; elle détruit en outre des emplois au moment où le chômage s’accroît et contribue ainsi  à la décélération de la masse salariale globale.
- La Cour des Comptes a souligné que la non-taxation des stock-options et des parachutes dorés représente un manque à gagner de 3,5 milliards.
- Le dossier de la progressivité des cotisations sociales au travers notamment de l’éventuelle fusion impôt sur le revenu / CSG doit être réouvert.

Un autre financement de l’hôpital est à rechercher :
- Il manque 800 millions d’euros aux hôpitaux publics alors que les restitutions liées à l’application du bouclier fiscal, qui ne concernent que les plus fortunés des Français, représentent plus de 500 millions d’euros. Il faut envisager un plan d’apurement de la dette des hôpitaux publics.
- Il convient par ailleurs d’envisager un mode de financement plus intelligent des hôpitaux, afin de revenir sur les effets pervers de la tarification à l’activité et des critères conduisant à une recherche systématique de rentabilité.

Il faut conforter le rôle de l’hôpital public avec une organisation adaptée aux besoins, et non pas dictée par la pénurie supposée et organisée des moyens.
En réponse tant au contenu du projet de loi qu’aux problèmes mis en exergue par les événements dramatiques, le Parti socialiste propose de :
- Renforcer la démocratie sanitaire et sociale (élus, professionnels, associations de patients)
- Respecter les droits des malades, notamment en termes d’information
- Maintenir et améliorer le maillage territorial : nous devons refuser de déshabiller l’hôpital public sous prétexte - souvent plus supposé qu’avéré - de sécurité sanitaire, et organiser la coopération plutôt que la concurrence entre établissements
- Reconnaître et valoriser le travail des professionnels (autre mode de rémunération des praticiens hospitaliers, tenant compte de la pénibilité et des conditions de travail ; reconnaissance du travail des infirmières en commençant par l’équivalence légitime de leur diplôme à bac+3.)
- Mettre en place une vraie politique de formation continue, sans laquelle les erreurs peuvent se multiplier
- Maintenir le réseau des SAMU et SMUR au plus près des patients, en refusant l’idée implicite de la ministre sur une régionalisation des SAMU.
-Rechercher des solutions relatives à l’organisation globale des soins et à la coopération avec la médecine de ville.
Ce plan de sauvegarde poursuivra les objectifs de l’égal accès aux soins pour tous et de la préservation de l’hôpital public au cœur de l’excellence du système de santé. Il s’inscrira aussi pleinement dans nos réflexions sur le plan de relance dans son volet relatif aux services publics.

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La poste et le PS une histoire d’amour

avenir-ensemble |

La Commission Ailleret a remis son rapport le 17 décembre, en catimini, sans avoir obtenu de consensus et concluant sans surprise à la transformation de son statut en société anonyme ouvrant la voie à la privatisation.

Le Parti socialiste par la voix de son Secrétaire nationnal aux services publics, Razzy Hammadi, de son représentant au sein de la Commission, François Brottes, se sont élevés à maintes reprises contre cette mascarade de négociation, les conclusions étant, semble t’il, écrites avant même la fin de la mission confiée a Mr Ailleret.

Les propos du Président de la République ont mis à jour les vraies ambitions du pouvoir et de la Direction de La Poste : privatisation. «La Poste changera de statut » (19/12/2008), capitaux publics pour commencer, comment pouvait il en être autrement en ces temps de crises, mais qu’en sera t’il en des jours meilleurs, les opérateurs privés se verront offerts sur un plateau une entreprise performante et productrice de richesse.

L’abandon du service public de La Poste est une erreur économique, une erreur industrielle et une erreur sociale. Nous ne pouvons accepter cela, nous ne pouvons laisser faire cela.

Le Parti socialiste, en partenariat avec le Comité national contre la privatisation de La Poste, a donc décidé de prendre une part active à l’action qui sera mené ce samedi 10 janvier. Elle vise à sensibiliser les Français et à les associer à la lutte des agents de La Poste pour refuser les projets de la direction de La Poste et du gouvernement.

Le Parti socialiste demande donc à tous ses militants de se retrouver ce samedi devant leur bureau de poste pour faire signer la pétition contre cette privatisation. Plus nombreux nous serons, plus forte sera la contestation, plus nous ferons entendre que ces projets vont à l’encontre de l’intérêt général.

Dans le cadre de cette action nationale, Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, et Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics, iront à la rencontre des Lilloises et des Lillois

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COMMUNIQUE DE PRESSE DES AMIS DU PARTI SOCIALISTE

avenir-ensemble | 7 février 2009

1-    RAPPEL DES FAITS

Pierre Bédier, actuel Président du Conseil Général,  est un fervent partisan du projet de construction d’un circuit de Formule 1 en rive de Seine, à peu de distance d’Epône/Mézières et de Mézy et Jusiers. Ce circuit est destiné à accueillir des courses automobiles quelques jours par an, et les porteurs du projet s’imaginent que la proximité avec Paris favorisera la venue de très nombreux spectateurs qui créeront un important chiffre d’affaires pour l’hôtellerie et les commerces locaux.

 Ce circuit doit se substituer à celui qui existe à Magny-Cours dans la Nièvre et qui n’attire pas suffisamment de spectateurs au goût de la Fédération Internationale du Sport Automobile, présidée par Bernie Ecclestone.  Un projet concurrent dans la région de Marne la Vallée a été abandonné par ses promoteurs parce qu’un des principaux  investisseurs, le groupe Lagardère, a jeté l’éponge.

 

L’arrêté de zone d’aménagement différé, ZAD, qui permet au Conseil Général des Yvelines de monter son projet de circuit, a été pris par la préfecture, et vient d’être attaqué devant le tribunal administratif par la ville de Mézy, qui a loué les services de l’avocate Corine Lepage, spécialiste du développement durable et ancienne ministre de l’Environnement.

 

2-    POURQUOI NOUS REFUSONS LA CONSTRUCTION DE CE CIRCUIT DE FORMULE 1 EN ZONE HUMIDE

Nous voulons protéger cette zone humide, qui se  trouve sur la deuxième nappe phréatique la plus importante d’Ile de France (30 000 0000 m3 par an) : une zone humide fournit de très nombreux services naturels, dont la ressource en eau potable (plus de 700 000 personnes) et permet de maintenir une très importante et irremplaçable biodiversité. Personne ne sait aujourd’hui  décrire le contenu floristique et faunistique d’une zone humide, et personne ne sait non plus la recréer ailleurs. Il est absolument fallacieux de penser qu’il est possible d’éviter de polluer les nappes d’eau souterraines par les hydrocarbures qui se répandent sur les pistes et depuis les stands d’un circuit de Formule 1 en activité.

 

Nous voulons que le schéma directeur de la Région Ile de France soit respecté ainsi que le schéma régional de l’agence des Espaces verts dans l’OIN.

 

Nous soutenons le projet de création du plus grand espace d’agriculture biologique d’Ile de France prévu sur cette zone, l’installation de jeunes agriculteurs bio, la création d’une ferme pédagogique, de jardins familiaux, d’une exploitation agricole, d’un conservatoire régional du patrimoine d’arbres fruitiers.

 

L’idée que l’on puisse faire cohabiter du maraîchage bio à côté d’une piste F1 qui dégage énormément de CO2 pour 22 bolides sur 5,55 Kms de piste soit 56 tours durant 90 minutes relève d’une imposture.

S’il était démontré, ce qui reste entièrement à faire, que la France a absolument besoin d’un troisième circuit de Formule 1, et qu’il le faut dans les Yvelines et nulle part ailleurs, alors il faudra étudier d’autres emplacements moins exceptionnels  du point de vue de la biodiversité et de la ressource en eau.

 

Nous souhaitons protéger la vie paisible des habitants qui deviendrait impossible à des kilomètres à la ronde, la majeure partie du temps, du fait du bruit engendré par la présence des formules 1 et des autres évènements prévus sur le site.

 

 

 

 

3-    DES DEPENSES A FONDS PERDUS

Nous nous opposons à un projet dont le financement de l’acquisition du foncier et celui de l’infrastructure du circuit serait entièrement à la charge du département, donc de l’argent public pris dans la poche du contribuable. Le coût total initial peut être estimé à au moins une centaine de millions d’euros et l’entretien doit représenter chaque année une somme en millions d’euros.

Nous nous opposons catégoriquement à une telle dépense somptuaire et indécente au regard des difficultés des habitants de la vallée de la Seine, pour un projet incertain et à risques importants (en particulier de probables déficits d’exploitation).

Nous soutiendrons un projet dont les retombées au niveau de l’emploi seront pérennes car si la construction du circuit procurerait des emplois à court terme, rien ne garantirait l’emploi à long terme.

Nous soutiendrons un projet d’investissement dans des voitures propres, qui n’ont pas besoin d’un circuit de F1, et qui relancerait l’activité du site de Flins en implantant sa chaîne pour sa future voiture électrique.

Nous proposons que le produit de la taxe professionnelle qui constitue une importante ressource pour notre département et émane pour une large part des entreprises de l’automobile, soit une ressource financière qui contribue à aider les salariés du secteur qui subissent les conséquences de l’imprévoyance confondante des dirigeants de l’automobile ; quant à aider les entreprises, c’est principalement à l’État que revient de prendre en charge cette nécessité impérieuse.

 

C’EST POURQUOI nous nous opposons à la création de ce circuit de F1

qui ne répond à aucun des enjeux du 21ème siècle.

 

 

PS : Pierre Bédier est un homme politique d’étiquette UMP condamné pour corruption passive et recel de biens sociaux. Il est en attente de son procès en cours de cassation.

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Des nouvelles de Cosne sur loire

avenir-ensemble |

 Voeux transmis avant l’heure portent malheur ». C’est sur une note teintée d’un humour de bon aloi qu’Hicham Boujlilat, secrétaire de la section de Cosne-sur-Loire du Parti Socialiste, à souhaité la bienvenue, hier matin, au Vieux Château, aux militants et sympathisants du parti à la rose, réunis à l’occasion de l’incontournable cérémonie des voeux.

A la barre du navire depuis quatre ans, Hicham Boujlilat a planté le décor d’entrée de jeu. Après avoir rappelé avec élégance qu’il y a un an, à pareille époque, le PS local était entré de plein pied dans la bataille pour les municipales en mettant sur orbite Alain Dherbier, qui, deux mois, plus tard, s’installait dans le fauteuil de maire, il a égratigné adroitement la politique menée par le pouvoir en place. « La droite de Sarkozy, incarnée à Cosne-sur-Loire par l’opposition municipale, s’obstine dans la casse du service public. Il ne faut pas oublier que le tribunal de Cosne est sur la sellette. Et cela, beaucoup ont tendance à l’oublier. J’ai même entendu dire que s’il disparaissait, ce ne serait pas la fin du monde. »Même son de cloche en ce qui concerne les réseaux d’aides spécialisés aux enfants en difficulté « que la droite, même locale, continue à ignorer royalement. »

Il y aussi les autres gros chantiers locaux, ceux d’Henkel, de Fog, de la clinique et de l’hôpital. « Nous sommes plus que jamais dans le combat », a rappelé Hicham Boujlilat.  « Il y a urgence pour l’emploi, pour les services publics et les services à la population. »

Présent, comme de coutume, aux voeux, le député Gaëtan Gorce a rebondi sur les propos du numéro un du PS local. « Nous devons tous nous postionner en première ligne pour assurer l’avenir de Cosne-sur-Loire et de son bassin », a affirmé haut et fort le parlementaire. « L’hôpital et la clinique, entre autres dossiers, sont au centre de nos préoccupations. Nous nous devons d’assumer nos reponsabilités. Le rapprochement est la seule issue valable, c’est une évidence. »

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Harlem Désir : “Le Parti socialiste veut offrir un débouché politique au mécontentement social”

avenir-ensemble |

Dimanche 25 janvier 2009, Harlem Désir était l’invité de l’émission “Dimanche soir politique” organisée par France Inter/i-TÉLÉ/”Le Monde”. Voici quelques extraits de cette émission, également publiés dans le Monde du mardi 27 janvier 2009.

Pourquoi le PS dépose-t-il une motion de censure, au moment où le gouvernement appelle à l’unité nationale ?

Harlem Désir : Dans la plupart des autres pays, les gouvernements ont, face à la crise, engagé un grand débat avec les élus et les partenaires sociaux pour déterminer la façon de partager les efforts et faire jouer les amortisseurs sociaux, Nous avons demandé qu’on annule les cadeaux fiscaux aux ménages les plus favorisés. Le gouvernement a fait la sourde oreille. Nous avons réclamé qu’en contrepartie de l’argent public donné aux banques un contrôleur de l’Etat puisse siéger dans leurs conseils d’administration pour faire cesser la distribution de bonus et de dividendes. Nous n’avons pas été entendus.

Au Parlement, on restreint le temps de parole des parlementaires. Nous déposons une motion de censure, à la fois pour dire le caractère inacceptable de la politique économique et sociale de M. Sarkozy et pour alerter sur les remises en cause qui menacent tous les contre-pouvoirs : justice, médias, Parlement.

Que ferez-vous le 29 janvier ?

Harlem Désir : Nous serons dans la rue, au côté des salariés, avec les huit grandes centrales syndicales : le 29 janvier, nous dirons qu’il n’est pas possible que le pouvoir continue aveuglément sa politique. Le PS veut offrir un débouché politique au mécontentement social, sinon nous risquons l’explosion.

L’UMP vient de désigner ses têtes de liste pour les élections européennes de juin. Où en est le PS ?

Harlem Désir : Nous avons adopté un manifeste avec les autres partis sociaux-démocrates européens. Pour la première fois, nous allons nous présenter avec un programme commun dans 27 pays, pour changer les politiques de l’Union européenne.

Est-ce vous qui conduirez la liste socialiste en Ile-de-France ?

Harlem Désir : Si les militants le souhaitent, je suis prêt à le faire, dans un esprit collectif, J’avais déjà mené la liste en Ile-de-France en 2004. Nous étions arrivés en tête, nous avions remporté 5 sièges, nous avions contribué à ce que la délégation des socialistes français au Parlement européen soit la première du groupe socialiste européen.

Vous aurez face à vous le tandem Barnier-Dati. Comment l’appréhendez-vous ?

Harlem Désir : A l’UMP, les listes pour les élections européennes servent à recaser les gens qu’on ne veut plus voir ailleurs, en particulier au gouvernement. Comme Rama Yade n’a pas voulu être candidate en Ile-de-France, on y a installé Mme Dati, qui est rejetée par les magistrats et les professions judiciaires. Mais comme elle n’est pas très populaire, on a fait venir M. Barnier. C’est un peu déplorable. La moitié des lois votées par l’Assemblée nationale sont des transpositions de législations qui ont été adoptées au Parlement européen. Donc, il faut prendre au sérieux la constitution des listes, il faut s’y faire élire avec la volonté d’y siéger.

Le PS avait réalisé près de 29 % des voix en 2004. Qu’espérez-vous cette fois-ci ?

Harlem Désir : Je ne veux pas annoncer de chiffres, mais il faut bien prendre conscience de l’enjeu. Les nouvelles dispositions du traité européen vont entrer en vigueur : le président de la Commission européenne, celui qui propose les politiques de l’Union, sera désormais issu de la majorité qui se dégagera aux élections européennes. Deux voies sont possibles : soit continuer avec l’Europe de M. Barroso, ce que souhaite Michel Barnier, soit changer d’orientation en installant un nouveau président. Nous souhaitons que ce soit le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen. Cet ancien syndicaliste, ancien premier ministre du Danemark, a inventé la sécurité sociale professionnelle, le droit à la formation tout au long de la vie. Il propose aujourd’hui un plan de relance à travers toute l’Europe, ce qu’a échoué à faire M. Barroso.

Martine Aubry va-t-elle s’impliquer ?

Harlem Désir : Elle sera le leader de la campagne, comme l’ont été les premiers secrétaires du PS dans les campagnes précédentes.

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Colloque de la Fondation Friedrich Ebert sur le modèle économique et social européen

avenir-ensemble |

Colloque de la Fondation Friedrich Ebert

sur le modèle économique et social européen

Paris, 6 février 2009

 

Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

    Je ne sais pas s’il existe un modèle social européen. Les différentes études conduites ces dernières années, de Gosta Esping Andersen à Bruno Aimable, ont plutôt conduit à conclure, selon le sentiment maintes fois exprimé par Jacques Delors, par la négative. Le social, son financement, sa gestion, relèvent de nos cultures politiques nationales et sont étroitement liées à nos histoires respectives.

     

    Mais il existe, en revanche, une exigence de cohésion sociale à l’échelle de l’Union à laquelle le « papier » qui nous est présenté sur un pacte de stabilité sociale fait très précisément allusion.

     

    Les évènements récents ont d’ailleurs permis d’illustrer cette préoccupation, qu’il s’agisse de la brusque réaction des salariés britanniques de TOTAL à la perspective de l’arrivée de main d’œuvre italienne ou du transfert de DELL d’Irlande en Pologne.

     

    Il ne fait aucun doute que la crise va encore accentuer une demande de protection de la part de salariés, qui, s’il n’y ait pas répondu par le social, risque de se traduire sur le plan douanier ou commercial, ou par tout autre forme d’obstacle à la libre circulation que l’imagination des Etats permettrait d’inventer.

     

    Il y a donc urgence à reprendre l’initiative pour retrouver l’inspiration des fondateurs de l’Europe qui à l’article 117 du Traité avait associé à la libre circulation « l’amélioration des conditions de vie et de travail de la main d’œuvre permettant leur égalisation dans le progrès ». Initiative dont la difficulté tient au fait qu’elle doit à la fois respecter la spécificité des cultures sociales de chaque état à laquelle je viens de faire allusion, tout en favorisant une cohésion plus grande de l’Union toute entière.

     

    L’idée avancée d’un pacte de stabilité sociale parait dans ces conditions particulièrement bienvenue :

     

  • D’abord, parce que sa formulation fait pendant à celle du pacte de stabilité économique et financière et apparaît, par conséquent, comme la contrepartie naturelle du premier.

  • Ensuite, parce que l’idée de définir des obligations sociales pour chaque état en fonction de son niveau de richesse et de développement est la seule façon de concilier et, la spécificité des législations et les écarts de revenus qui peuvent exister tout en intégrant l’idée d’un progrès, le social étant alors systématiquement indexé sur l’économique. On ne peut d’ailleurs de ce point de vue que regretter l’occasion manquée qui a été celle de l’élargissement. Car, comme l’a fait remarquer récemment Alain Supiot, plutôt que de transposer purement et simplement à des économies et à des sociétés foncièrement différentes nos acquis communautaires (qui ne pouvaient être repris que formellement), sans doute aurait-il été préférable de fonder un véritable pacte social prenant en compte ces situations différenciées.

  • Enfin, parce qu’une telle idée devrait permettre de résister à la formidable pression à la baisse des dépenses et des investissements sociaux que va générer la crise, ou plutôt la sortie de crise. La montée de l’endettement public va inexorablement se traduire d’ici quelques années par un besoin de maîtrise des dépenses publiques et comme toujours, probablement d’abord, des dépenses sociales.

     

    Ceci posé, cette proposition appelle d’autres commentaires :

     

  • En premier lieu, une place particulière devrait être accordée au sein de ce pacte et, en particulier, dans les dépenses éducatives, à celles consacrées à la petite enfance : Gosta Esping Andersen nous a montré combien l’investissement dans l’accueil des plus petits était de nature à faciliter et l’intégration professionnelle des femmes et les progrès dans la sociabilité des enfants, comme la prévention des inégalités.

  • En deuxième lieu, il faudra se garder de considérer que le progrès social est seulement mesurable en parts du PIB qui lui est consacré. S’il s’agit d’une référence indispensable, celle-ci ne garantit pas l’efficacité sociale de ce dispositif. La mise en place d’un mécanisme d’évaluation validé et la diffusion de bonnes pratiques paraissent indispensables. De même, une place particulière devra être faite aux citoyens et aux partenaires sociaux dans l’élaboration et la vérification de ces indicateurs. Au total, ce mécanisme de pacte de stabilité sociale ne doit pas conduire à faire l’économie d’une réflexion sur la réforme de notre Etat providence vers un Etat social prévoyant ou actif selon les formulations retenues.

  • Il conviendra, ensuite, de ne pas s’en tenir à cette seule approche. D’autres questions sont en effet en suspend concernant notre Europe sociale, en particulier, s’agissant du Droit du Travail depuis les arrêts Viking et Laval, questions auxquelles le Manifesto adopté à Madrid fait heureusement directement référence.

  • Mais il faudra plus encore se garder, en adoptant une telle approche, de ne lier le social qu’à l’économique. La cohésion sociale, la solidarité, doivent répondre d’abord à une exigence de dignité qu’il faut sans cesse rappeler. Si elles sont liées à l’économique, elles doivent garder leur spécificité ; la question étant celle, comme le rappelait Dominique Méda dans une intervention, lors d’un précédent colloque de l’Institut Friedrich Ebert, du « niveau général de civilité », c’est-à-dire de la qualité des relations humaines qui doivent prévaloir dans nos sociétés et qui constitue le fondement et l’aboutissement de toute politique socialiste.

     

    Gaëtan GORCE

     

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