L’ avenir ensemble dans notre section de GUERVILLE
Cher (e) s ami (e) s, Cher (e) s camarade(s)
C’est aujourd’hui en militant que je prends la parole devant vous, militant socialiste demandant votre engagement sur mon projet d’animation, de travail et de communication de nos idées socialistes dans notre section.
A la question préalable « A quoi sert un parti politique » François Mitterrand répondait régulièrement « A prendre le pouvoir chers amis »
Avant de vous présenter mon projet je souhaite vous faire partager ma photographie de la situation de notre parti au niveau national.
Nous pouvons dégager quatre plaies ou en étant positif quatre points d’améliorations :
Le scepticisme, l’individualisme, l’autisme, l’immobilisme
Sur le scepticisme en abandonnant ses oripeaux révolutionnaires pour devenir un parti réformiste, le PS a opéré une clarification nécessaire. Mais il se trouve handicapé : privé de son supplément d’âme, il ne fait plus rêver ni les français, ni les socialistes eux même. Faute d’idéal ils se réfugient dans des programmes catalogues de moins en moins politiques, de plus en plus techniques.
Concernant l’individualiste c’est le moi d’abord, socialiste après…Chacun fait ce qu’il lui plait pour asseoir son pouvoir local ou travailler son image. On s’épie, on se guette, on se marque à la culotte. La tactique est devenue un art mais aussi une infirmité.
Parlons maintenant de l’autisme de notre parti car malheureusement nous parlons aux socialistes et pas aux français. Nous avons été rejetés dans les urnes aux trois dernières élections présidentielles car nous donnons l’impression d’être incapable d’appréhender la réalité sociale du pays. A qui s’adresser ? Au salariat ? Aux couches populaires ? Aux couches moyennes voir supérieures ? Les vieux discours du « front de classe » ne fonctionnent plus dans une société fragmentée.
Terminons sur l’immobilisme par une expression que je vous livre « apparatchik un jour, apparatchik toujours ! » Notre parti peine autant a renouveler ses visages que ses idées. Le cumul des mandats, le vieux précepte mitterrandien des « défaites prometteuses » le poids des ancrages locaux verrouillent le jeu. Tant pis pour les petits nouveaux, tant pis aussi pour la diversité. Les rares jeunes qui grimpent dans l’appareil sont souvent d’anciens collaborateurs parlementaires ou syndicalistes étudiants qui ne sont pas les plus aptes à rénover !
Après cette photographie nationale revenons sur notre section cantonale ou j’inscris ma candidature au poste de secrétaire de section.
En préalable ma candidature ne s’inscrit pas contre une situation locale ou une personne mais dans le renouvellement de notre animation, la modernisation du fonctionnement, l’accroissement et le ciblage de notre communication, la création de centre d’intérêt militant sur des sujets de société, la mise en action des militants , l’organisation de rencontres avec les élus municipaux des 18 communes de notre canton, la création d’événements socialistes, la reprise de contacts avec les partenaires de la gauche mais aussi créer et mettre en place une organisation de campagne électorale nous permettant d’affirmer notre volonté de gagner en 2011 le canton de GUERVILLE .
Pour atteindre notre objectif nous bénéficions de 50 militants dont huit à ce jour sont élus (trois dans une opposition municipale et cinq au pouvoir municipal avec trois siégeant au syndicat intercommunal de la région d’Epône dont le président Pierre BLEVIN est un des notre)
Nous devons nous appuyer sur les expériences victorieuses de nos militants pour en prendre le meilleur et développer nos arguments avec des méthodologies modernes.
Chers camarades, je vous dois à ce moment de mon intervention une brève présentation de mon parcours militant.
Fils de fonctionnaire de police et de la collectivité territoriale dès mon enfance les valeurs de gauche était véhiculé par mes parents. A 26 ans je prenais mon premier engagement syndical en étant élu secrétaire adjoint d’un comité d’entreprise d’une filiale d’un grand groupe français de 6500 salariés. Entre autre je représentai l’ensemble des salariés de ce groupe au conseil de surveillance des fonds commun de placement de l’entreprise. En parallèle j’ai participé dans le premier cercle des militants aux campagnes électorale législative de notre camarade député Gaëtan GORCE sur la deuxième circonscription de la NIEVRE. A 33 ans je renouvelle mon engagement pour les autres en me présentant et en étant élu représentant des cadres dans un comité d’entreprise d’un groupe de 1500 salariés en France. Au mois de septembre 2007 j’ai souhaité mettre de cotés mon engagement d’élu syndical pour me consacrer à la campagne électorale municipal sur Mézières sur seine. Elu en mars 2008 comme conseiller municipal, le maire de Mézières me nomme délégué à la sécurité et aux transports. Le conseil municipal me désigne correspondant municipal défense nationale et sécurité civile et me nomme membre titulaire du syndicat intercommunal de la région d’Epône avec la charge de les représenter dans le conseil local de la sécurité et de la prévention de la délinquance. Je siège également dans le bureau syndical du syndicat intercommunal à vocation unique pour le lycée d’Aubergenville.
Bref un engagement au service des autres depuis de nombreuses années avec des expériences diverses et variées que je souhaite mettre à votre disposition dans la vie militante de notre section.
Mes camarades dès le 07 novembre je vous confirmais ma candidature au poste de secrétaire de section avec une déclaration appelant au rassemblement de nos forces. Par deux fois le vendredi 07 novembre et le jeudi 13 j’ai personnellement indiqué ma volonté à notre secrétaire de section de faire une liste commune de présentation au bureau de notre section sur les bases d’un projet commun d’animation.
Sans réponse positive à mes appels je vous délivre mon projet.
Il nous faut dans un premier temps une organisation de section optimum avec un véritable bureau de section respectant l’ensemble des sensibilités des votes des militants. Au delà du bureau je propose la mise en place de groupe de travail avec des responsables de groupe sur des sujets comme la communication, la riposte politique cantonale, développement des réseaux des militants et sympathisants et enfin l’organisation de campagne électorale et la gestion d’évènements socialistes.
Dans un deuxième temps il nous faut définir notre vision politique.Sur la vision politique notre parti est attaquée sur deux fronts, et une grande partie de son malaise vient de la. La droite nous attaque sur le terrain des valeurs (nation, famille, travail) que nous aurions oubliée et la gauche de notre parti nous reprochent de s’être ralliées à l’absolutisme du concept de concurrence libre et non faussée d’avoir choisi l’Europe des marchands contre l’Europe sociale.
Nous devons nous battre dans notre canton sur ces deux fronts celui des valeurs à droite et celui des choix économiques à gauche. Il nous faut revenir à des fondamentaux, le combat pour la justice sociale, la lutte contre les inégalités, non pas en théorie mais en pratique. Aux grandes idées générales de la droite sur la nation, nous devons opposer la réalité de celle-ci « la ghettoïsation » de la France. Nous devons lutter efficacement contre la précarisation du travail, l’inégalité des rémunérations, la dégradation de l’environnement mais sans tuer la poule aux œufs d’or : le développement économique.
On peut vouloir empêcher les licenciements ou doubler le smic mais il ne suffit pas d’une loi pour le traduire dans les faits.
Repenser le progrès social à l’heure de la désindustrialisation et de la sous traitance généralisé exige plus que des slogans.
Bref notre parti et notre section doit marquer son territoire, qui est celui de la concordance des mots et des choses. Nous devons parler de familles recomposées et de travail précaire. Nous pouvons estimer être en droit d’accéder au pouvoir municipal, cantonal et législatif mais à condition de prouver que nous pouvons faire avancer la justice sociale ici et maintenant.
Mes camarades ma candidature s’inscrit donc dans le rassemblement sur un projet d’organisation de section, une ligne politique claire et un candidat de renouveau s’appuyant sur les expériences et assumant l’ambition de faire gagner notre parti aux différentes échéances électorales que notre section aura à faire face.


